10 avantages ─ et 5 inconvénients ─ de la robotique appliquée au secteur des services de sécurité

10 avantages ─ et 5 inconvénients ─ de la robotique  appliquée au secteur des services de sécurité

Indépendamment de l’aspect financier, en quoi la robotique permet-elle d’améliorer l’offre d’une entreprise de sécurité ? Autrement dit, quels avantages concrets tire-t-elle de l’utilisation des robots, et quelle est la valeur ajoutée pour ses clients ?

Tout projet de modernisation de ses services demande réflexion, et pour une société de surveillance, la décision de faire appel à la robotique ne se prend pas à la légère. Avant d’amorcer une telle transition, il est donc important d’avoir une idée très claire des défis comme des bénéfices qui vous attendent. 

En quoi l’ajout de robots à vos effectifs peut-il rendre vos équipes de sécurité plus efficaces et plus performantes ? C’est ce que nous allons essayer de voir. Comme rien n’est parfait, pas même les robots, commençons par les inconvénients.

Les 5 bémols des robots

1. Les robots font peur aux humains

Cet aspect « négatif »  n’a rien à voir avec la robotique, mais l’on doit tout de même en tenir compte. En effet, abreuvés de science-fiction hollywoodienne et de scénarios économiques catastrophistes, les esprits sont souvent apeurés à l’idée de travailler avec un robot. Pourquoi ?

Si on y regarde de plus près, on constate qu’en gros les robots inspirent deux types de peur : celle d’être soumis à leur dominance et celle de perdre nos emplois. Voyons cela de plus près.

a. Peur de voir les robots dominer l’espèce humaine

La première peur des robots se résume en une phrase : « Et s’ils prenaient le contrôle de notre monde et nous asservissaient ? »

D’abord, si nous tenons absolument à nous inquiéter, nous pourrions bien jeter un œil du côté d’Internet et de nos portables, dont nous sommes devenus si dépendants, si vite ! 

Ensuite, comme nous l’avons vu dans un article récent, l’idée d’un robot qui développerait une « super-intelligence » pareille — et éventuellement supérieure — à la nôtre tient plutôt du mythe.

Cependant, cette perception dominée par l’imaginaire collectif tend à s’estomper. D’abord, les robots sont de plus en plus présents dans la vie de tous les jours : robots ménagers, médicaux, industriels, sur les chaînes de production, sans compter « la distribution, les aéroports, les banques, les hôtels ».

Ensuite, des initiatives comme Innorobo, des compétitions comme First et différentes expositions pour jeunes permettent à un large public de côtoyer ─ voire de construire ─ ces fameux robots et de constater qu’ils n’ont rien à voir avec les Terminator et autres créations de science-fiction effrayantes. De plus en plus, on voit les robots comme de « simples » machines, certes sophistiquées, mais qui au fond ne sont pas si menaçantes, du moins pas de cette façon.  

Bref, tout est question de perception, donc d’éducation et d’information. Au fond, si au lieu d’une « invasion de robots » on parlait d’une « implantation de drones terrestres autonomes », la réaction serait sans doute très différente !

b. Peur de voir les robots voler nos emplois

Beaucoup plus rationnelle en apparence, cette seconde inquiétude est également remise en question.

D’abord, les appareils photos intelligents et les algorithmes prédictifs présentent à cet égard un risque au moins égal, voire supérieur aux robots.

Ensuite, une des premières recherches macroscopiques sur la question réalisée par la Uppsala University et la London School of Economics dans 17 pays, remet en question ces appréhensions :

  • entre 1993 et 2007, les robots auraient contribué à hausser de 10 % le PNB des pays étudiés ;
  • dans ces mêmes pays, la robotique aurait eu sur la productivité générale un effet similaire à celui du moteur à vapeur entre 1855 et 1910, avec une augmentation de 0,35 % par an ;
  • les pays ayant massivement fait appel à des robots, notamment l’Allemagne et la Suède, n’ont pas observé les pertes d’emplois appréhendées : ainsi, l’Allemagne a par exemple vu ses emplois manufacturiers diminuer de 19 %, comparés à 33 % pour les États-Unis, qui ont investi environ trois fois moins dans la robotisation ;
  • dans l’ensemble, il semble que les robots ont essentiellement pour effet d’accroître la productivité plutôt que de supprimer des emplois.

Ceci dit, la Federation of Robotics estime qu’en 2018 pas moins de 1,3 million de robots industriels seront en activité dans les usines du monde entier. Les impacts de la robotique sur l’emploi ne sont donc pas à sous-estimer et ils demandent une réelle réflexion collective.

Si l’on considère le secteur spécifique de la sécurité, par contre, l’on constate qu’il s’agit d’un cas particulier : à l’image de ce qui se passe dans le secteur militaire, où les robots servent non de soldats, mais de multiplicateurs de puissance, les robots y représentent une valeur ajoutée, plutôt qu’une valeur de remplacement, si l’on peut dire.

Ainsi l’entreprise de sécurité Ademco, établie dans la région de Singapour, fait appel à des robots SMP non pas pour remplacer ses gardes, mais bien pour libérer ces derniers des patrouilles fastidieuses et leur confier des tâches à valeur ajoutée comme la planification, les enquêtes et les interactions avec les clients.

Tout comme les robots n’arrivent pas pour le moment à maîtriser une tâche en apparence simple comme enfiler des lacets dans une chaussure sport, ils sont loin de pouvoir remplacer la présence humaine dans la protection des périmètres. Cette activité requiert en effet un ensemble de compétences qui échapperont aux robots pour un bon moment encore.

L’on ne peut l’affirmer avec certitude – après tout, les experts peinent encore à évaluer les effets de l’informatisation, un processus amorcé depuis près de quatre décennies –, mais l’on peut supposer qu’à long terme la robotique entraînera non pas une disparition, mais un déplacement des emplois, les moins spécialisés étant comme toujours les plus à risque.

D’ailleurs, selon un article paru dans Le Monde, « au-delà des fantasmes », les pertes d'emploi ne figurent pas parmi les problèmes concrets que pose l'intelligence artificielle. Comme le soulignait Marie-Claire Gée, présidente du Conseil pour l’emploi lors d’une audition au Sénat : « À chaque grande vague d’innovation technologique, il y a la crainte d’un chômage massif. Or, l’histoire montre que depuis toujours le progrès technologique a créé des emplois, y compris ces dernières années. »

Donc, oubliez la science-fiction : les équipes de sécurité composées uniquement de robots, ce n’est pas pour demain ! En réalité, les robots ne sont pas près de remplacer les humains. L’automatisation ne fera que transformer nos emplois et notre façon de travailler. 

Cependant, il faut reconnaître que l’émergence de technologies nouvelles – robotique, reconnaissance faciale, intelligence artificielle, etc. – contribuera à modifier l’écosystème de l’industrie de la sécurité, traditionnellement à forte composante de main d’œuvre. Comme l’explique Alf Göransson, PDG du groupe suédois Securitas, tant les individus que les entreprises devront s’adapter à ces changements.

Pour conclure, « l’acceptation sociale » des robots est essentielle, et à ce titre elle requiert une attention particulière, avec des communications sur mesure.

2. Les capacités des robots sont limitées

Bien sûr, les robots voient mieux et plus loin que nous ─ et qui plus est, à 360˚ ─, ils ne se fatiguent pas entre les recharges, ils détectent les anomalies plus efficacement que nous, ils ne se lassent pas, ils ne mentent pas et les réseaux sociaux n’exercent sur eux aucun attrait.

Ce qu’il faut comprendre, par contre, c’est que les robots ne sont pas « intelligents », du moins pas dans le sens où nous l’entendons habituellement. Autrement dit, en dehors de la reconnaissance des objets et la navigation intelligente, leurs ressources ─ par exemple en termes d’empathie et de capacité de réagir aux imprévus ─ sont pour ainsi dire nulles. Là encore, leur hyperspécialisation les rend tributaires d’une équipe.  

3. Les robots ont besoin des humains

La grande force du robot, dans un contexte de sécurité, c’est sa capacité à détecter les problèmes et les anomalies. À partir de là, cependant, tout repose entre les mains des humains. Autrement dit, un robot peut signaler un problème et à la rigueur lancer des cris d’alerte pour faire fuir d’éventuels intrus. Mais il ne pourra pas vraiment les pourchasser ni, à fortiori, les arrêter.

Corollaire du point 2, votre robot doit faire partie d’une équipe pour être efficace. La qualité de cette intégration est même un gage de succès, comme nous le verrons dans un prochain dossier sur la gestion du changement.

4. Les robots n’ont pas la touche… humaine

Vu la nature artificielle des robots, on peut difficilement leur reprocher ce manque ! En fait, elle devrait nous rassurer. Le robot qui pourra, à l’instar du film d’anticipation Her, séduire un humain n’est pas encore sur les planches à dessin, même si l’on travaille très fort à développer leurs « capacités relationnelles ».  Nous y reviendrons, mais en deux mots, les algorithmes des sentiments, ce n’est pas pour demain !

Ces deux dernières « lacunes » des robots nous renvoient à notre deuxième point : une fois de plus, même « autonomes », nos créations ont encore besoin de nous, les humains.

5. Les robots ont leurs défaillances

Hé oui ! Il arrive aux robots, tout comme à nous, de rester sur le carreau certains matins ! Même si la propulsion électrique élimine bien des maux, aucune machine n’est entièrement à l’abri des pannes, sans compter que la gestion des mises à jour et des compatibilités requiert des interventions ponctuelles. 

L’important, c’est de vérifier la fiabilité du modèle que vous envisagez et de vous assurer de disposer d’un solide soutien technique, au moins jusqu’à ce que vous ayez développé à l’interne une partie des expertises requises.

Voyons maintenant les aspects positifs.

Les 10 avantages des robots de sécurité

Précisons que l’on parle ici de surveillance de périmètres, intérieurs ou extérieurs, où le public n’est pas appelé à circuler : sites industriels, installations énergétiques, terrains isolés ou clôturés ou encore fermés la nuit (parkings, centres sportifs, aéroports, centres commerciaux, etc.).

1. Imperméables aux aléas de la température, ils sont toujours aux aguets

Rappelons trois grandes qualités des robots comme gardes de sécurité :

  1. Leur vigilance ne faiblit jamais, même dans les tâches les plus répétitives.
  2. Tant que leurs batteries sont chargées, ils poursuivent leurs activités sans fléchir. Pas de pause-café, ni de repas, ni de portable pour les distraire !
  3. Qu’il gèle ou qu’il fasse 30 degrés à l’ombre, cela ne leur fait ni chaud ni froid, et l’humidex ne les concerne en rien.
  4. Ils sont prêts à réagir dans la milliseconde.

Le premier point est particulièrement important. En effet, l’attention des humains varie énormément d’une personne à l’autre et selon l’heure du jour, le degré de motivation, etc.

Selon certaines recherches, après une vingtaine de minutes 95 % de ce qui se passe à l’écran échapperait à la moyenne des observateurs de vidéos de sécurité. Or votre robot peut poursuivre cette tâche pendant des heures, voire des journées entières, sans que son attention ne défaille une seule fraction de seconde.  

Comme le dit en entrevue Renato Cudicio, président de TBC-France, « Là où un agent ferait des rondes d'une vingtaine de minutes avant de rentrer dans son poste de contrôle surveiller les caméras, le robot, lui, est capable de se promener dans un entrepôt vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et de refaire le même parcours des dizaines de fois sans jamais se fatiguer ni se lasser »

2. Ils agissent comme un multiplicateur de force

Voyons de plus près ce qui permet aux robots d’accroître l’efficacité des équipes de sécurité.

Ainsi, un robot d’extérieur autonome comme le S5 de SMP contribue à décupler le potentiel des équipes de sécurité, entre autres grâce à :

  • ses caméras à 360°
  • sa caméra haute résolution pan-tilt-zoom (PTZ) télécommandée
  • ses détecteurs de mouvement
  • ses détecteurs sonores

Son « ouïe » est excellente, et ses caméras lui donnent la capacité de distinguer, mieux que l’humain, des objets dans un rayon de 10 m environ et ainsi d’effectuer des levées de doute à moindre coût.

Selon les besoins, on peut aussi ajouter :

  • une caméra infrarouge permettant de « voir » la nuit et à travers la brume et la fumée
  • des micros directionnels qui détectent les bruits inhabituels
  • une caméra thermique
  • des détecteurs de flamme ou de fumée
  • des capteurs sensibles aux températures, aux gaz, à la radioactivité, etc.

Ces appareils de détection sont complétés par des technologies qui servent à :

  • transmettre le flux vidéo en direct
  • enregistrer ce flux, pour des rapports solidement documentés

Le tout est bien entendu couronné, coordonné et « interprété » par une intelligence artificielle embarquée grâce à laquelle le S5 peut, avec les logiciels appropriés :

  • se déplacer de manière autonome une fois qu’il a « appris » sa ronde
  • contourner les obstacles
  • analyser le flux vidéo en continu
  • détecter les anomalies
  • déchiffrer les plaques de véhicules

La fusion de ces technologies de pointe au sein d’un seul appareil mobile et autonome décuple les capacités des agences de sécurité à détecter les intrusions et les anomalies dans des endroits que les caméras fixes ne peuvent atteindre.

Comparé aux caméras, sa mobilité rend d’ailleurs le robot de surveillance d’autant plus difficile à éviter que ses rondes, loin d’être prévisibles, paraissent parfaitement aléatoires.

Toutes ces capacités font du robot un allié d’une grande efficacité. Pensons par exemple aux gardes qui doivent assurer seuls, la nuit, la surveillance de grands périmètres. Pour Dave Ella, directeur de la technologie chez G4S, une firme de sécurité privée responsable de l’aéroport de Bagdad et de pipelines au Niger, les robots et la technologie jouent un rôle de plus en plus important dans les déploiements de sécurité. « La nuit, dans les immeubles à bureaux, vous avez souvent un préposé à la sécurité assis à un pupitre. Pendant ce temps, le robot peut faire des rondes et repérer toute activité inhabituelle.» 

Grâce à leurs capacités « extra-humaines », les robots sont donc taillés sur mesure pour travailler en collaboration avec les humains, permettant ainsi de sécuriser de plus vastes territoires, pour une meilleure protection des personnes, des actifs et des propriétés.

À partir de leur poste de commandement, les gardes de sécurité peuvent ainsi mettre à profit les capacités physiques de leurs « assistants » pour superviser un plus grand périmètre. Leurs robots leur confèrent en quelque sorte le don d’ubiquité, et leur permettent de détecter et d’analyser plus rapidement les risques et les anomalies, donc de réagir et d’intervenir plus rapidement.

En fait, devant l’intégration d’une telle gamme d’outils, on devrait parler de « dispositifs autonomes de surveillance technologiquement avancés », plutôt que de « robots ». Ce terme, qu’il faut bien utiliser pour se faire comprendre, porte en réalité à confusion (voir le point 3 des bémols, plus haut).

Quid de la combinaison (drone aérien + UGV) ?

À propos d’efficacité robotique, on a vu récemment émerger sur le marché des robots de surveillance capables de lancer un aéronef sans pilote pour mieux suivre et pourchasser les intrus.

L’idée de combiner drone terrestre et drone aérien a certes de quoi séduire les esprits. On peut se demander, puisqu’il est question ici de valeur ajoutée, si une telle combinaison a de quoi rendre une équipe de sécurité plus efficace.

Le projet d’allier les deux technologies est bel et bien dans les cartons de TBC-France : « Le drone aérien nous paraît être une avenue prometteuse, et à terme nous prévoyons ajouter ce volet à notre gamme d’outils de surveillance, explique Renato Cudicio. Pour le moment cependant, nous estimons que certains aspects techniques, surtout en ce qui concerne l’intégration des deux technologies, sont encore à peaufiner, et que d’autres, comme les questions de formation, de réglementation et d’assurances, demeurent à clarifier. »

3. Ce sont des agents de dissuasion efficaces

Comme l’indique un article sur les avantages des robots de sécurité, à 1,6 m, le S5 de SMP Robotics est juste assez grand pour en imposer, mais pas assez pour nous alarmer si nous n’avons rien à nous reprocher.                                                         

Le design, qui tient davantage du drone terrestre civil que du robot humanoïde, a quelque chose de sympathique et de rassurant. Aux antipodes également du tank téléguidé, il évoque plutôt un mini-véhicule tout terrain, une technologie qui nous est familière.

Ensuite, il peut « réagir » à une intrusion ou s’annoncer au moyen de haut-parleurs, voire de sirènes. (Des études montrent en effet que la simple présence d’un robot n’a pas un effet dissuasif. Par contre, les chercheurs estiment qu’un robot qui « réagit », c'est-à-dire qui envoie un signal clair, face à une intrusion par exemple, contribue à prévenir non seulement les « crimes de situation », c’est-à-dire les délits commis par opportunisme, mais encore les menaces plus sérieuses.)

4. Ils réduisent les risques pour les humains

Le robot peut servir d’yeux et d’oreilles aux agents humains en les remplaçant dans les environnements pénibles, ennuyeux ou dangereux.

En cas de menace physique, les robots permettent de soustraire au danger immédiat les agents humains, qui peuvent ainsi se concentrer sur leur intervention sans avoir à soucier de se protéger. On a eu une démonstration spectaculaire de ceci lorsque des robots ont tourné des vidéos dans un des réacteurs éteints de la centrale de Fukushima

5. Ils sont identiques

Tous les robots d’un même modèle réagissent rigoureusement de la même manière aux mêmes commandes. N’ayant pas de personnalité spécifique, ils ne peuvent différer ni dans leur type ni dans leur temps de réaction.

6. Ils se perfectionnent sans cesse

Les recherches se poursuivent sans cesse pour améliorer les robots, tant du point de vue matériel que logiciel, et les mises à jour permettent de prévoir des améliorations continues, les plates-formes les plus performantes étant justement conçues pour recevoir des mises à jour régulières. Bien entendu, le modèle d’affaires de la location évite d’avoir à se soucier de se retrouver avec un modèle discontinué ou qui n’est plus supporté techniquement.

7. Ils sont incorruptibles

Le robot n’est pas susceptible de céder à la convoitise, et vous ne pouvez pas non plus le convaincre de fermer les yeux pendant que vous crochetez un cadenas. C’est l’envers du défaut #3 : leurs capacités d’interagir avec les humains sont limitées, mais les robots mettent rigoureusement en application les règles pour lesquelles ils sont programmés. 

8. Ils pourraient aider à relever plusieurs défis actuels de l’industrie de la sécurité

Dans une industrie largement basée sur la main d’œuvre, les robots pourraient aplanir plusieurs challenges actuels, notamment :

  • le turnover, généralement estimé à 60 %
  • l’absentéisme
  • la difficulté de recruter des personnes compétentes et motivées
  • des exigences qui vont en augmentant, à cause de la volatilité de la situation actuelle

La robotique pourrait attirer plus gens…

Dans une industrie qui souffre d’un taux de roulement de 60 %, la robotique offre un double potentiel : d’abord celui d’attirer un nouveau type de candidat, et ensuite contribuer à pallier aux éventuels problèmes de pénurie de main d’œuvre.  

Des jeunes, surtout…

Les jeunes des générations X et Y représentent plus de la moitié des effectifs potentiels actuels.

On peut supposer que pour cette tranche d’âge, qui a toujours baigné dans la technologie, l’idée de travailler avec ces « drones terrestres » que sont les robots, voire de contrôler des flottes entières de robots, pourrait avoir un attrait plus grand que les activités de gardiennage traditionnelles. L’évolution constante et rapide de ce secteur promet en outre d’offrir d’intéressantes perspectives de développement et croissance professionnelle.

Voire davantage de femmes

Dans la mesure où ils permettent de réduire les risques physiques pour les gardes de sécurité, les robots pourraient bien ouvrir la porte à la main-d’œuvre féminine, jusqu’ici largement négligée par l’industrie.

9. Ils pourraient avoir un effet positif sur l’image de l’industrie et de ses précurseurs

Il est encore trop tôt sans doute pour l’affirmer hors de tout doute, mais l’utilisation de cette technologie de pointe que sont les robots pourrait contribuer à moderniser l’image de l’industrie de la sécurité.

Comme nous l’avons souligné il y a peu de temps, les joueurs qui prendront les devants s’affirmeront comme des leaders, des innovateurs, et il y a fort à parier qu’ils attireront l’attention des médias, ce qui est propre à éveiller l’intérêt de clients potentiels.

10. Ils pourraient générer des économies et peut-être davantage

Nous avons commencé cet article en parlant des avantages des robots pour assurer des services de sécurité « indépendamment de l’aspect financier ». D’emblée, nous avons écarté la dimension financière de cet article pour nous concentrer sur les avantages qualitatifs.

Or cette dimension est bien entendu essentielle pour prendre une décision. Au fond, tout dépend de la valeur que l’on accorde aux avantages ─ actuels et potentiels ─ qu’offrent les robots. Certains soutiendront qu’un robot coûte moins cher qu’un agent, mais on peut facilement leur objecter qu’ils comparent des tomates et des oranges.

À certains égards, comme nous l’avons vu, le robot est largement supérieur aux humains, sans pouvoir les remplacer, par exemple s’il s’agit de prêter main-forte à une personne en difficulté ou de saisir un individu au collet.

L’essentiel, selon Alf Göransson, ce sera de trouver l’équilibre optimal entre agents et robots.

Des économies en vue, et peut-être plus

Selon le site Robolliance, les robots permettront de réduire le nombre de réclamations ainsi que le montant des primes des polices d’assurance en déclenchant des alertes en cas de fuites de substances dangereuses et en réduisant les risques de vol, de vandalisme ou d’entrée par effraction.

À cela s’ajoute la possibilité de marges accrues grâce à une plus grande efficacité opérationnelle.

Dans un article récent, Steve Reinharz, fondateur et directeur général de Robotic Assistance Devices (RAD), distributeur en Amérique des produits SMP Robotics évoquait même la possibilité de voir les services de sécurité — qui sont traditionnellement des centres de coûts —générer un jour des revenus grâce à la robotique et l’intelligence artificielle.

Pour conclure

Comme pour bien des technologies qui nous paraissaient relever de la science-fiction avant de faire partie de la vie de tous les jours, nous nous habituerons graduellement ─ et peut-être plus vite qu’on le pense ─ à côtoyer des robots et à interagir avec eux. 

Dans l’industrie de la sécurité, l’intégration des humains et des robots supportera des avancées fonctionnelles et opérationnelles qui aideront les entreprises de sécurité à répondre de plus en plus efficacement aux besoins et exigences de l’heure.

Luis Robert | Analyste