Le nouvel acronyme à retenir : RaaS (Robot as a Service)

Le nouvel acronyme à retenir : RaaS (Robot as a Service)

Pour ses robots autonomes de surveillance, TBC-France privilégie un modèle d'affaire novateur, fondé sur la location plutôt que l'achat. Calqué sur l’approche SaaS (Software as a Service), le RaaS promet d’être une petite révolution.

Le RaaS en bref

En deux mots, l’approche RaaS consiste à déplacer la responsabilité de la disponibilité permanente du système du client au fabricant, qui assure désormais la maintenance de la flotte de robots comme un tout, à partir du cloud, et non à l'unité, sur le terrain.

Les mises à jour, par exemple, se font non plus machine par machine, au gré de la disponibilité des techniciens et du personnel sur place, mais par flottes entières.

Facilité d'utilisation, designs mieux pensés, meilleures communications et meilleures garanties de satisfaction client : le modèle RaaS offre de nombreux avantages pour l’entreprise comme pour le fournisseur.

Portrait d’une approche nouvelle.  

Les pionniers : ASP et SaaS

Les origines du principe qui sous-tend l’approche SaaS (Software as a Service) remontent en fait aux années 60, notamment chez IBM. En effet, Big Blue pratique alors le timesharing et le utility computing.

Puis dans les années 90, avec l’avènement d’Internet, émergent les ASP (Application Service Providers).

Vers le tournant du siècle, les ASP donnent naissance aux SaaS tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Deux caractéristiques principales distinguent le SaaS des ASP :

  • En général, les fournisseurs SaaS développent et distribuent leurs propres produits, et non ceux de tiers partis.
  • Plutôt que d’installer une application donnée sur chaque PC, le fournisseur de solutions SaaS passe par le Web, ce qui élimine la nécessité la nécessité d'une distribution physique et supporte un déploiement quasi instantané sur autant de postes que nécessaire.

Essentiellement, plutôt que d’acheter directement un logiciel qu’il charge sur un appareil, le client prend un abonnement qui lui permet d’utiliser, via Internet, un logiciel hébergé sur un serveur, donc dans le « nuage ».

Quelques exemples de SaaS : Office 365, les Google Apps, Salesforce, Citrix GoToMeeting, Cisco WebEx et… Netflix.

Les avantages du SaaS

Trois facteurs, notamment, ont contribué à la l’essor du SaaS :

  1. Le ralentissement économique de 2008.
  2. Une certaine frustration face aux fournisseurs.
  3. Une acceptation croissante du nouveau modèle.

Tout cela ne serait rien sans les avantages pour les clients, notamment :

  • l’absence de matériel et de gestion et de frais connexes
  • l'accessibilité universelle via internet, indépendamment du type de plate-forme (ordinateur,  tablette ou smartphone)
  • des mises à jour automatiques
  • une évolutivité (scalability) qui permet d'augmenter facilement le nombre d'utilisateurs à la carte, selon les besoins

Pour le fournisseur, les avantages sont également patents :

  • gestion facilitée
  • performances améliorées
  • coûts d’exploitation à la baisse

Précisons que ce n’est pas le hasard qui a guidé TBC-France vers le mode de distribution RaaS. La startup française, conceptrice du premier robot de sécurité autonome multi-terrains construit en France, est en effet à même de capitaliser sur une expertise considérable de son Président en matière de conception, de développement de promotion et de déploiement maintenance et mise à jour SaaS, notamment avec la création et le développement d’un progiciel de gestion d’actifs numériques que des organisations de grande envergure ont adopté et utilisent encore à ce jour.

Les avantages du RaaS

Tant du côté client que fournisseur, l’approche Robot as a Service comporte plusieurs avantages en matière de gestion des robots et du service.

  • L’utilisateur n’a plus à se soucier des mises à jour, puisque son abonnement lui donne automatiquement accès à la version la plus récente.
  • L’accès Web règle la grande majorité des problèmes d’interopérabilité (autrement dit, de compatibilité entre les différents logiciels installés) des interfaces usagers pour contrôler les robots.
  • Le fait de ne plus avoir à faire la tournée de la flotte de robots permet d’assurer des réactions plus rapides en termes de support et de service.
  • Le support est grandement uniformisé, du fait que la même version est en place sur toutes les machines.
  • Il est possible d’effectuer les mises à jour selon son calendrier, au moment où les machines sont au « repos » – autrement dit, quand elles sont en train de charger, éliminant ainsi les arrêts de service.
  • Toute correction d’une mise à jour peut se faire rapidement, avec l’assurance d’avoir rejoint chaque utilisateur et chaque machine.

RaaS  ̶  un nouveau paradigme ?

Le RaaS promet, selon certains, de favoriser une « démocratisation de la robotique », rien de moins.

Notons d’emblée que si le RaaS demeure novateur, cette approche n'est pas récente pour autant – elle fait déjà l’objet d’une rubrique dans Wikipedia, et bon nombre d'articles datent de 2010.

Par rapport au SaaS, le RaaS franchit cependant une autre étape, puisque la licence assure à son détenteur l’usufruit non pas d’un bien immatériel comme un logiciel, mais d’un produit tangible.

De plus, il s’agit d’une technologie de pointe qui réunit génie mécanique, génie logiciel et intelligence artificielle.

Bien sûr, la location de biens matériels comme des voitures ou des camions n’a rien de nouveau, mais là où TBC-France innove avec le RaaS, c’est en assurant – à distance –  les mises à jour et la majeure partie de la maintenance de ses robots autonomes de surveillance.

Un peu à l’image de l’évolution vers le numérique, qui s’est traduite par une certaine dématérialisation – pensons notamment aux industries de la musique et du cinéma –, les implications du RaaS sont d’une telle ampleur que l’on peut supposer qu’il incarne un nouveau paradigme.

Facilité d’utilisation, facilité d’accès

Tant du point de vue du gestionnaire que des utilisateurs sur le terrain, le modèle RaaS s’avère extrêmement efficace.

En effet, il offre la possibilité de suivre et de contrôler un ou plusieurs robots de surveillance à partir d’une interface Web sur un smartphone, une tablette ou un PC.

Ceci donne par exemple au directeur de la sécurité  ̶  peu importe où il se trouve dans le monde  ̶  la possibilité de se connecter, via une connexion sécurisée, sur le flux vidéo de tel robot en train de patrouiller tel entrepôt, tel hangar ou tel périmètre.

La satisfaction client en point de mire

Tant dans le modèle RaaS que SaaS, la satisfaction client joue un rôle central. Pour comprendre pourquoi, examinons la structure de la relation client dans les deux cas.

En vente, la transaction constitue le début et la fin de la relation client. Il y a bien sûr les garanties et la maintenance, dans certains cas. Mais pour l’essentiel, une fois conclue la vente comme telle, la transaction est ferméeclose, comme on dit.

Que fait alors le vendeur ? Il se tourne vers d’autres ventes, d’autres clients – et cela semble aller de soi.

En location, par contre, la transaction marque le début de la relation client. Même si les périodes de location sont établies d’avance (généralement sur trois ou cinq ans), la transaction revêt essentiellement une dimension ouverte.

Le vendeur se tourne bien sûr vers d’autres clients, mais son intérêt premier, c’est de garder ses clients actifs et de voir chacun d’eux renouveler son bail, d’échéance en échéance, le plus longtemps possible.

Le modèle RaaS procure ainsi au client un levier majeur, puisque sa satisfaction même est au cœur du succès de son fournisseur.

Le Edge Computing

Entre autres types de développement rendus possibles par le RaaS : l'adoption du Edge Computing. En deux mots, cette approche consiste à accroître la puissance de traitement local de chaque machine, permettant de ne transmettre que des données déjà traitées.

Ceci offre trois avantages :

  • On rend le système indépendant sur une série d’activités critiques
  • On accélère le temps de réponse
  • On diminue la charge sur la bande-passante

C’est donc le meilleur des mondes, avec une gestion centralisée de robots qui sont néanmoins suffisamment autonomes pour n’échanger que les données utiles et peuvent même se passer d’un accès Internet et continuer à travailler en cas de rupture de la communication.

Conclusion

Ces facteurs font en sorte qu’il est aujourd’hui difficile – tant pour l’utilisateur que pour le fournisseur – de trouver un modèle d'affaires et un modèle technologique plus intéressant que celui qui est basé sur le service.

Renato Cudicio | Président de TBC-France

Luis Robert | Analyste